jeudi 27 octobre 2016

Correction du DS n°1. Question 2 spé (TS)




La disparition des mammouths est un évènement qui intéresse beaucoup les paléontologues. On commence à mieux connaître les causes de cette disparition. Ce sont ces causes supposés que nous allons présenter maintenant.

Une première hypothèse est celle des causes naturelles et de leurs conséquences. McDonald et al ont pu mettre en évidence, en 2012, que l'insolation terrestre avait beaucoup augmenté entre -20 000 et -10 000 (doc 1). La variation d'insolation est certainement à lier à la position relative de la Terre par rapport au Soleil,  jadis étudiée par Milankovitch. Cette augmentation d'insolation est à mettre en relation avec les variations du ∆18O pendant la même période puisqu'on constate que celui-ci augmente aussi (doc 2b), or une augmentation du ∆18O dans la glace correspond à une augmentation de température terrestre (doc 2a). On passe en 10 000 ans environ, de -44‰ à -32‰, soit une augmentation de 14°C environ.
Cette modification de température a eu, bien entendu, des conséquences écologiques. C'est notamment le cas de l'extension des tourbières à sphaignes dans les zones subarctiques comme l'Alaska, entrainant une réduction de surface de la végétation utilisée par les mammouths pour leur nutrition (doc 3).
Pour résumer, on peut dire que la modification des paramètres astronomiques a abouti à un réchauffement terrestre induisant une réduction des sources de nourritures pour les mammouths.

La seconde hypothèse est liée à l'occupation humaine des zones de vie du mammouth laineux (doc 4). On constate qu'entre -40 000 et -15 000, seule la Sibérie est occupée par l'homme. Le mammouth vit de part et d'autre du détroit de Béring. La pression humaine augmentant, le nombre de mammouths diminue. A partir de -15 000 et le franchissement du détroit de Béring, les populations humaines occupent l'ensemble des territoires le bordant. On constate que les populations de mammouth chutent très rapidement. Vers -10 000, ils ne restent plus que quelques populations en  bordure de l'océan Arctique, plus particulièrement sur les côtes de la mer de Kara.

La disparition d'une espèce n'a a jamais une cause unique. Dans le cas du Mammouth laineux, on peut penser que la raréfaction des sources de nourriture due au réchauffement climatique holocène et la prédation par l'homme, ont concouru à la disparition de ces gros mammifères.

Correction du DS n°1. Question 2 non spé (TS)


Question 1
Les gènes étudiés sont portés par le chromosome X. Il n'y a donc qu'un seul chromosome qui porte les gènes chez le mâle.
Rappel du croisement étudié :
(F B Fu // f B fu) x (f b fu // Y)
Les gamètes produits sont donc :
pour la femelle : F B Fu, f B fu, F B fu, f B Fu
pour le mâle ; f B fu
Etant donné qu'on ne s'intéresse qu'aux descendants mâles, le chromosome X ne peut provenir que de la femelle puisque le Y est apporté obligatoirement par le mâle. Le génotype des mâles descendants correspond donc aux gamètes produits par la femelle.
Les génotypes des mâles sont donc les suivants :
(F B Fu // Y), (f B fu // Y), (F B fu // Y), (f B Fu // Y)
   5218               4160               93                  124
On constate que les deux premiers génotypes correspondent aux gamètes parentaux, alors que les deux derniers correspondent aux gamètes recombinés.
Il y a donc beaucoup plus de parentaux que de recombinés. Ces résultats ne peuvent être obtenus que par un brassage intrachromosomique. On peut même affirmer que ces résultats sont obtenus par crossing-over équilibré entre les deux homologues, c'est à dire que la chiasma passe entre les deux gènes bar.
Question 2
On constate que les descendants étudiés ici sont en très petits nombre. On a donc à faire à un évènement statistiquement très rare, bien plus rare qu'un crossing-over équilibré. Il s'agit d'un crossing-over inégal comme le montre le schéma ci-dessous.











Correction du DS n°1. Question 1 (TS)


Plusieurs constatations peuvent être faites en ce qui concerne les relations entre les bactéries du genre Rhizobium et les Fabacées
— les Fabacées utilisent le diazote atmosphétique pour leur métabolisme
— Rhizobium est située dans des nodosités racinaires qui fixent le diazote atmosphérique
— Rhizobium consomme le saccharose présent dans les nodosités
— une Fabacée a une meilleure croissance en présence de Rhizobium
Une Fabacée est une plante verte, donc photosynthétique. Elle produit des glucides dont le saccharose. Une partie de ce saccharose est consommée par Rhizobium. En retour, Rhizobium fixe le diazote atmosphérique qui est utilisé par la plante pour ses synthèses, notamment, la fabrication des protéines, riches en azote.
On est donc en présence d'une association à bénéfice réciproque, une symbiose.