samedi 19 novembre 2016

THEME 1A. GENETIQUE ET EVOLUTION. La limace cleptomane (TS)


Elysia chlorotica est un gastéropode marin qui vit le long des côtes américaine. Il se nourrit essentiellement d'un algue appelée Vaucheria littorea. Ce qui est frappant c'est sa couleur verte. On a pu constater que ses cellules possèdent des chloroplastes et que ces chloroplastes sont fonctionnelles puisqu'en présence de lumière, les adultes rejettent du dioxygène.
Warning. Very important. La limace rejette 24 h/24 du CO2 car elle respire, mais elle ne rejette du dioxygène qu'en étant éclairé, la photosynthèse n'ayany lieu qu'en présence de lumière.
Cette capacité de photosynthèse n'existe pas chez les jeunes Elysia. Ce n'est que lorsqu'elles ont absorbé des chloroplastes de Vaucheria qu'elles peuvent photosynthétiser plusieurs mois, c'est à dire fabriquer leur propre matière organique sans avoir à manger.
Pour que les chloroplastes soient fonctionnels, il faut que l'organisme possède le ou les gènes capables de les faire fonctionner. Une analyse des séquences ADN du gène PSBO chez Vaucheria et chez un adulte et un œuf d'Elysia montre des séquences parfaitement identiques.
L'hypothèse la plus couramment retenue est qu'il y a eu un transfert horizontal du gène PSBO de l'algue vers le gastéropode. L'animal a intégré le gène dans son propre génome et dès qu'il absorbe des chloroplastes, ceux-ci deviennent fonctionnels.
Cependant, certains chercheurs réfutent ce modèle car ils n'auraient pas trouvé le gène PSBO dans les séquences ADN des œufs d'Elysia. Pour expliquer l'existence d'une photosynthèse animal, ils supposent un transfert du gène PSBO à chaque génération, celui-ci ne s'incorporant pas dans le génome de la limace. On retient alors un modèle d'endosymbiose.
Quant au néologisme cleptoplaste, il correspond bien à la réalité biologique puisque le préfixe grec klepto signifie voler et que ce sont les plastes que l'animal conserve en vue d'utilisation.

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