mardi 20 décembre 2016

BAC BLANC n°1. CORRECTION DE LA PARTIE 2 SPE SVT

Warning ! l'immense majorité d'entre vous connaissait très bien son cours et je ne peux donc pas mettre en question votre travail. Paradoxalement, vous saviez trop bien et c'est ce qui a souvent coincé, car vous n'avez pas utilisé suffisamment les documents et préféré réciter votre cours. Or, la partie 2 doit se fonder en grande partie sur l'utilisation des documents. C'est ce qui explique les notes parfois assez faibles que vous avez pu avoir sur cette partie.
Donc, pas d'affolement… il suffira que vous corrigiez le tir la prochaine fois.

Selon le sport pratiqué, l'effort demandé est de nature variée : bref et intense chez un sprinter ou un haltérophile, long et modéré chez un marathonien ou un cycliste routier. Après avoir précisé les caractéristiques des fibres musculaires, on étudiera leur relation avec le type d'effort.

Un muscle est constitué d'un ensemble de cellules contractiles appelées fibres musculaires. En ce qui concerne les caractéristiques fonctionnelles de ces fibres musculaires, on peut constater que certaines fibres dites de type II ont une vitesse et une puissance de contraction largement supérieures aux fibres dites de type I (doc.3). On constate, en outre, qu'une enzyme dite enzyme F, n'apparaît que chez le fibre de type II (doc. 2).
Les fibres de type I présentent 3 caractéristiques liées au transport et à la consommation de dioxygène: une forte circulation sanguine, permettant l'apport du gaz dans le muscle, la présence de myoglobine,  molécule proche de l'hémoglobine, permettant la fixation de dioxygène dans le muscle et la présence de mitochondries, organites spécialisées dans la respiration cellulaire et donc la consommation de dioxygène. On ne retrouve pas ces caractéristiques dans les fibres de type II (doc. 4).
Une première conclusion s'impose : les fibres de type I fonctionne selon un métabolisme consommateur de dioxygène alors que les fibres de type II n'utilise pas ce gaz.
Les muscles du sprinter sont plus riches en fibre de type II, fibres à grande vitesse et grande puissance de contraction. Elles consomment donc une grande quantité d'énergie sur un temps très court (quelques dizaines de secondes), c'est ce qui explique la forte concentration en glycogène que l'on remarque (doc. 4). A l'opposé, le marathonien pratique un sport de fond, qui ne nécessite pas la production d'une grande quantité d'énergie sur un temps court, mais plutôt une production modérée et constante sur un temps très long (un marathon dure environ 2 heures), ce qui explique les réserves faibles en glycogène (doc. 4)

La présence de l'enzyme F dans les fibres de type II (doc. 2) nous permettent de constater que la métabolisme de ces cellules est la voie de l'acide lactique, dite voie anaérobie lactique (doc. 1). On constate que le glycogène est dégradé incomplètement pour donner de l'acide lactique en absence de dioxygène. Ce processus de type fermentaire, ne fournit de l'énergie que lors de la phase de glycolyse sous la forme d'ATP (adénosine tri-phosphate). En effet, l'énergie du glycogène ne peut être directement utilisé par la fibre. L'ATP est un intermédiaire métabolique obligatoire pour permettre la consommation d'énergie.
Dans le cas des fibres de type I, la voie utilisée est celle du CO2 (doc. 1). On a une dégradation complète du glycogène avec intervention de dioxygène. C'est la voie aérobie ou respiratoire. La synthèse d'ATP se fait au niveau de la glycolyse mais aussi au niveau des mitochondries.

On constate donc l'existence d'une spécialisation des fibres musculaires en fonction du type d'effort demandé. On peut ajouter qu'il existe une troisième voie, dite anaérobie alactique, qui utilise comme source d'énergie la créatine phosphate. C'est cette voie qui est plus caractéristique des efforts brefs et intenses que la voie anaérobie lactique.

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