jeudi 23 février 2017

Correction de la partie II non spé du DS du 20 janvier 2017

Pour trouver le sujet :
http://svt.ac-besancon.fr/banque-de-sujets-de-bac-sujets-s/
2016. Emirats Arabes Unis

L'importance de la consommation de tomates dans le monde explique que les agronomes cherchent à améliorer les variétés existantes ou créent de nouvelles variétés. C'est à une nouvelle variété, dite "Garance", que nous allons nous intéresser.

1) Intérêt de la création de la variété "Garance"
On peut constater que la résistance de cette variété aux nuisibles est bien meilleure que celle des 2 autres variétés testées. Il y a moins de perte par déclassement que chez les 2 autres espèces. En revanche, les aspect esthétiques et gustatifs ne sont pas particulièrement meilleurs. Cependant, on peut constater que la "Garance" présente plus de sucres que les 2 autres variétés.
Sa richesse en lycopène et vitamine C lui donne, incontestablement, un avantage sur les autres variétés, ces deux molécules ayant un rôle très positif sur la santé.

2) Obtention de la variété "Garance"
Lorsqu'on crée une nouvelle variété de végétal, on cherche à isoler quelques gènes d'intérêts. Une première technique est celle de l'OGM, dans laquelle, on transfert directement les gènes d'intérêts d'une variété existante à la variété que l'on veut créer. La technique étant controversée, on peut, plus classiquement procéder par hybridations successives.
Si on part de Solanum cheesmani, la tomate sauvage, ses résistances aux parasites constituent autant de gènes d'intérêt. On hybride donc cette variété avec une variété N plus intéressante pour la taille des fruits, par exemple. L'hybride obtenue est à son tour croisé avec un individu N. Par le jeu des brassages inter et intrachromosomiques (crossing-over), on va petit à petit obtenir une tomate avec un génome contenant le gène d'intérêt de la tomate sauvage, le reste du génome étant proche de celui de la tomate N.
La technique est longue, mais elle évite le recours à la transgenèse.

Correction de la partie II spé du DS du 20 janvier 2017

Le sujet peut se trouver de la façon suivante :
http://svt.ac-besancon.fr/banque-de-sujets-de-bac-sujets-s/
Année 2016. Métropole.

Le cytoplasme de la cellule nerveuse présente une inégalité de concentration des ions Na+ et K+. Nous allons essayer de comprendre comment cette inégalité, nécessaire à la vie de la cellule, peut se maintenir.
Le cyanure est un produit qui bloque la respiration cellulaire (doc 2). Les neurones placés dans une eau de mer enrichie de cyanure ne peuvent donc pas respirer (doc 3). On sait que la présence d'ATP est nécessaire pour maintenir la différence de concentration en ions (doc 1). Le document 3 confirme cette observation et permet de constater que la vitesse de sortie des ions Na+ est proportionnelle à la concentration en ATP.
Le processus respiratoire semble donc responsable de la concentration cytoplasmique différente en ions K+ et Na +. Les différentes expériences du document 4 confirment cette implication de la respiration :
— en absence de glucose, substrat respiratoire, les concentrations en K+ et Na+ sont équivalentes.
— même résultat avec un inhibiteur de la glycolyse, premier étape du processus respiratoire.
— l'ajout de pyruvate, substrat de la respiration mitochondriale, permet d'obtenir une très forte inégalité. En effet, la respiration mitochondriale permet d'obtenir 34 ATP par molécule de glucose.
— en présence de pyruvate, l'absence de glycolyse ne joue qu'à la marge puisqu'elle ne fournit que 2 ATP.
C'est donc bien l'ensemble du processus respiratoire qui assure la présence d'une différence de concentration entre les ions K+ et Na+.